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Jeudi 24 septembre 2009 4 24 /09 /Sep /2009 14:33

 

 

2

 

Libreville, un après-midi.

Il n’y avait pas grand monde dans les rues. On pouvait observer quelques passants ici et là, des femmes en tissu popo, en wax, pagne et foulard, des hommes en abat-cost ou en alpaga, tête coiffée d’un chapeau ou simplement chauve, rasée de trop près. L’ambiance des grands carrefours n’était pas au rendez-vous, affluence de personnes et de couleurs, explosions de voix, envolées de klaxons. Devant les Nouvelles Galeries de l’ancienne gare routière, les choses sont plutôt calmes. Quelques jeunes tournaient en rond en interpellant les passants. Ils leur présentaient des téléphones portables à vendre, parfois des appareils photos numériques. Comme points communs, ils avaient presque tous des jeans qui leur tombaient des fesses et découvraient leurs calecifs, des tennis ou des baskets aux pieds, et leurs t-shirts arboraient les couleurs du drapeau de la Jamaïque avec, au centre, une feuille de chanvre indien, ou bien une star du hip-hop US avec des inscriptions comme : Gansta rap made me do it, crunk or die, ou simplement Bangando...

Au milieu de ces jeunes vêtus très à la mode et dont le commerce était pour le moins douteux, il y en avait un nommé Pla, qui se distinguait des autres. Et pour cause. Il avait un look tout à fait singulier. Toujours en pantalon tissus soigneusement repassé, tête toujours coiffée d’un calot aux couleurs vert, jaune et bleu, il ne mettait que des chemises aux couleurs tropicales. Impossible de ne pas le reconnaître quand on traîne un peu par là, d’autant plus qu’il réside au cœur-même de la Zone 4i (i comme infection), une ruelle de la Campagne qui débouche sur Atong-Abè et dont l’activité commerciale est la vente du chanvre indien. Le boutche ou le dak, comme ils l’ont codifié parmi tant d’autres appellations[1].

Pla faisait une partie de Pro (PlayStation) dans les Nouvelles Galeries de la gare routière lorsque son téléphone portable se mit à sonner. Il mit pause au jeu et se leva pour prendre l’écoute :

-  Oui, allô ?

-  Je suis à la gare. Tu es où ?

-  A la gare. Tu es à quel niveau ?

-  Devant la pharmacie.

-  J’arrive.

Sans rien dire à son adversaire, Pla sortit des Galeries, survola la foule du regard et fit un signe de la main à Kossovo, un autre vendeur debout-debout[2] qui traînait toujours avec lui. Mais Kossovo était en pleine négoce avec un client, qui trouva d’ailleurs curieux que les deux jeunes se fassent des signes. Il s’en alla donc sans conclure son affaire.

-         Yo ! mani[3]. Tu m’as fait barrer un client.

-  Quelle qualité ? Viens. Le frangin qui nous a tauli[4] du biz hier vient de m’appeler. Il est là-bas, devant la pharmacie.

Les deux amis marchèrent en direction de la pharmacie, traversèrent la route quand ils virent la voiture blanche de Mbalo qui les attendait. Pla s’était installé à l’avant, et Kossovo sur le siège arrière. Pla (mettant se ceinture de sécurité) :

-         C’est loin ?

-         C’est à Okala. Pourquoi ?

-         Damne[5]. Je voulais juste savoir.

Mbalo mit la clé de contact, jeta un regard sur le rétroviseur et porta machinalement sa main droite sur le levier de vitesse. En même temps, ses pieds s’activaient tantôt sur l’embrayage, tantôt sur l’accélérateur, et la voiture avança.

 

« C’est un peu groggy que Libreville s'est réveillée ce matin, les jambes engourdies par la longue attente devant les bureau de vote, la tête surchauffée par la profusion des chiffres publiés par les trois favoris de cette élection qui revendiquent chacun la victoire et surtout la présence des éléments des forces de l'ordre dans les coins stratégiques de la capitale. Les forces de l’ordre ont été déployées très tôt ce matin sur les points de Libreville, au lendemain de l'élection présidentielle qui doit désigner le successeur d'Omar Bongo Ondimba. D'intensifs contrôles d'identité des véhicules et des piétons étaient pratiqués depuis le début de la matinée.  Le ministre de l'Intérieur a même déclaré que ce dispositif militaire a été déployé pour sécuriser la ville et surtout protéger la population de menaces proférées par certains candidats lors de la campagne électorale. Des rumeurs sur l'ampleur de fraude et de volonté de passage en force du parti au pouvoir ont actionné l'anxiété des populations lors de ce scrutin qui cristallise toutes les inquiétudes. Par ailleurs, la coupure du signal de la chaîne privée TV+, appartenant à André Mba Obame, a ajouté sa dose de psychose. Un black-out qui n'a fait qu'augmenter les craintes d'un passage en force. L'incertitude s'est vraiment installée avec la succession des communiqués des trois favoris du scrutin annonçant la victoire. Successivement Pierre Mamboundou (opposition), André Mba Obame (indépendant) et Ali Bongo Ondimba (parti au pouvoir) ont annoncé qu'ils remportaient la victoire, chacun brandissant les chiffres et les tendances de leurs Etats-majors de campagne. L'incertitude plane ce 31 août sur la capitale gabonaise, où les rues désertées, balafrées des marques d'une campagne acharnée et rincées cette nuit par la première pluie signant la fin de la saison sèche, ont été investies par des factions militaires, laissent la place à une ambiance pesante. Tout le monde est dans l'attente du résultat officiel, qui pourrait n'être publié que le 2 Septembre prochain. La plupart des quartiers de Libreville tournent au ralenti et la population retient son souffle, sachant que l'annonce du vainqueur fera de toutes façons des mécontents. »

 

La voiture blanche de Mbalo venait de franchir le portail d’une villa de la cité d’Okala. Dans la cour, un jardinier arrosait les fleurs. Au salon, ils furent reçus par un homme grand aux épaules larges, le visage encadré par une barbe qu’il n’avait de cesse de caresser avec sa main gauche, ayant  besoin de l’autre main pour s’appuyer sur une canne.

Le salon de l’homme était grand et luxueux, avec des frises remarquables sur le plafond. A côté du lecteur cd, un homme en porcelaine jouait au saxo. Un cd de Duke Ellington jouait dans le lecteur. C’était une compile que le député avait faite lui-même, à l’aide des sites de partage de fichiers sur Internet. Masterpieces enregistré en 150, At Newport en 56, Back to Back en 60… C’était l’un des jazzmen préférés du député, sinon le meilleur, au point de le surnommer « L’Historique ».

C’est avec une fierté sans équivalent que Mbalo passa aux présentations.

-  Monsieur le député, voici les deux jeunes dont je vous ai parlé. Pla, et Kossovo.

Après les règles de civilité, le député Viloré demanda à ses convives de prendre place, pendant que « Mbalo va nous chercher un rafraichissement ».

Mbalo disparut dans la cuisine et revint cinq minutes plus tard. Après avoir déposé les jus de fruit sur la table, il alla se poster devant la fenêtre, un verre à la main. Il poussa légèrement le store de la fenêtre pour jeter un coup d’œil dehors. Le député le regardait du coin de l’œil et appréciait. Mbalo en était conscient. Il en était conscient parce qu’il savait que les humeurs du député et le jazz qu’il écoutait allaient ensemble. Du Ellington quand il traitait un deal, du Sinatra quand il était de bonne humeur, la petite voix et le rythme tranquille de Norah Jones pour consoler ses crises de nerfs et, surtout, du Miles Davis quand il allait prendre une décision grave.

Le député Viloré s’adressa aux petits avec une voix enrouée :

-  Alors, comme ça je peux me fier à vous pour une mission qui relève de la plus haute discrétion.

-  Ouais ! lâcha Pla en haussant les épaules.

Le député osa un regard du côté de Mbalo, qui lui fit oui de la tête. Il se caressa à nouveau la barbe, s’appuya sur le dossier du fauteuil en gardant la main posée sur le manche de la canne.

-  Mbalo m’a dit que vous avez déjà tué. C’est vrai ?

-  Oui mais c’était un accident, justifia Kossovo avant d’ajouter, « on venait de nous battre à la Sorbonne et un supporter s’est moqué de nous. On l’a bastillé et il est mort. »

-  En tout cas je ne regrette pas, coupa Pla. Il a cherché les gars de la zone 4i et il nous a trouvés.

Pla but une gorgée de son verre et acheva : « Nous, on ne cherche pas la palabas[6] aux gens, mais s’ils nous emmerdent ont leur montre qu’on ne joue pas avec la Zone. Sinon vrai-de-vrai[7] on n’est pas mauvais. »

-  Vous avez entendu parler de Luc Bakita ?

-  Ça dépend, avança Kossovo.

Le député se tourna à nouveau vers Mbalo, qui lui fit non de la tête. Le député leur expliqua :

-  C’est le Directeur de Campagne du candidat Amo des prochaines échéances électorales…

Le député nota le froissement sur le visage des deux jeunes et fut obligé de préciser : « Amo, le candidat qui veut être président. »

-  Ah ! d’accord, fit Kossovo alors que Pla se contenta d’un hochement de la tête.

Le député pouvait continuer : « Le problème, c’est qu’il doit remettre une mallette au candidat demain et nous ne voulons pas que le candidat entre en possession de cette mallette. Vous comprenez ce que ça veut dire ? »

Kossovo est son ami se partagèrent un regard. Le député voulait savoir s’il pouvait leur faire confier la mission :

-  Alors ? Vous pensez que vous pourrez empêcher au Directeur de campagne de remettre la mallette à son candidat ?

-  Ce n’est pas nous qui décidons si on peut le faire ou non, précisa Pla. Ça dépend de combien vous mettez. C’est l’argent qui nous motive.

-  Dix bâtons.

-  Quinze.

-  C’est bon pour douze. Je vous donne six maintenant et l’autre moitié quand le travail sera fait.

-  Ça marche, concéda Kossovo. Et comment on doit faire ?

-  Vous allez arrangerez les détails avec Mbalo. Gardez aussi le contact avec lui. Pour ce qui nous concerne, on ne se reverra plus, vous et moi.

Mbalo s’avança vers eux et vida son verre en marchant. Il le posa sur la table et donna une tape sur l’épaule de Pla : « Prenez le fric et barrez-vous en Zone. Je vais vous retrouver là-bas le soir pour vous dire comment faire. »

Mbalo sortit de la maison, alors que le député prenait les escaliers pour se rendre à l’étage.

 



[1] Le Yamba, le Nkou, entre autres…

[2] Ambulant

[3] Frangin

[4] Parlé

[5] Laisse tomber

[6] Problèmes

[7] Sincèrement

Par Polar de Brousse - Histoires du Gabon - Publié dans : Oeuvres en Chantier - Communauté : Polars de brousse
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Jeudi 24 septembre 2009 4 24 /09 /Sep /2009 09:17
Une vue du ciel depuis la Zone


Il est huit heures et les gars se retrouvent pour...

... un petit déjeuner version Zone.
Par Polar de Brousse - Histoires du Gabon - Publié dans : mes images
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Mercredi 23 septembre 2009 3 23 /09 /Sep /2009 12:50

Pour son deuxième jour de job, Ango s’était frimé comme un fils de djime[1]. Il était frais dernier cri, chemise à bras longs avec manchettes, et il portait un pantalon velours pourvu de poches cigarettes. Sur la chemise, Ango avait rajouté un gilet de photographe au nombre incalculable de poches. Toutes pleines. Paquet de clopes, boîte d’aloufs[2], deux cahiers grands formats, un carnet de notes, des stylos, des clés USB… vraiment toutes ces poches étaient pleines. Ango se sentait fière de lui. Enfin il bossait. Il avait tellement trimé pour avoir ce job qu’il n’en revenait pas. C’était incroyable. Et côté job, Ango en avait essayé pas mal.

Il se souvenait avoir été instituteur, une fois, dans une petite école privé, à Glass. Ruelle derrière La Maison de la Presse. Il avait juste tenu un trimestre, avant de tout laisser tomber. Une autre fois, il avait bossé comme secrétaire de rédaction dans une petite maison d’édition. Là par contre, c’est le patron qui lui avait demandé de se bouger chez lui.

-  Tu vas rentrer te reposer quelques temps. La boîte a des petits soucis et il faut que je règle ça au plus vite. Je vais te rappeler.

Il n’a jamais rappelé. Aux dernières nouvelles, il recevait les manuscrits à son domicile, quelque part dans la zone d’Okala.

Ango ne voulait plus penser à tout ça. C’était du passé. Le seul truc qui avait de l’importance maintenant, c’était son boulot. Pigiste dans un organe de presse. Ça ne payait pas gros mais bon, au moins ça payait par mois et c’est ça qui le rassurait. Plus besoin de tremper dans ces bizness louches, ces coups foireux qui le faisaient passer pour un petit merdeux. En plus, Ango pouvait exhumer tous les projets qu’il avait avec Mado, sa petite-amie.

Ils vivaient ensemble depuis deux ans, et projetaient d’économiser une bonne somme d’argent pour réunir leurs deux familles à l’occasion d’une cérémonie de présentation officielle. L’ennui c’est qu’ils n’arrivaient pas à épargner des sous. C’est avec la bourse d’étudiant de Mado qu’ils survivaient avec le pays qui « glissait », et les affaires d’Ango n’étaient pas dans une grande forme. Et quelles affaires !

Heureusement, il avait fini par décrocher un vrai job.

Ango marchait avec une élégance qui flirtait avec la démesure, un bien-être qui ne disait pas son nom. Le mec se sentait nickel comme un sou neuf. En chemin, il s’acheta d’autres djises[3]. La gare routière n’était pas loin. La gare routière, où Ango s’était enjaillé[4] avec des frangins, les gars de la Zone, la veille même de ce deuxième jour de job. Il s’était séparé d’eux au matin bonheur[5], la vision brouillée par tout ce qu’ils avaient bu comme alcool, sans compter les wangos[6] qu’ils avaient cassé[7]. Ango n’était pas tout à fait remis de cette nuit violente en speed. Mais le boulot, même pour un paumé comme lui qui voulait se faire une place dans la société, c’était le truc qui comptait par-dessus tout. Il le savait, tout comme il savait qu’il pouvait compter sur le ntong[8] qu’il avait de se réveiller tous les matins à six heures. Qu’importe l’heure à laquelle il s’était couché.

Un gros camion de l’armée passa sur la route, et débarqua des hommes armés qui se déployèrent en fraction à la gare routière. C’est à peine si Ango leur accorda la moindre attention.  Il savait que cette scène se répétait depuis un bon moment déjà, depuis que la Présidente par intérim avait pris ses fonctions suite au décès du chef de l’Etat, et plus encore, depuis qu’il planait une ombre de doute sur les résultats du dernier scrutin présidentiel. Mais la politique, c’était pas le plat d’Ango. De plus, pensa-t-il, les gars étaient là pour faire boulot et lui, il allait au sien, en plein cœur du centre-ville, dans une petite agence de presse qui se faisait sa petite place dans le milieu de la presse gabonaise.

Les questions politiques, Ango s’en foutaient complètement.

En revanche, il remarqua qu’il était en avance, beaucoup trop en avance (deux heures carrément !) sur l’heure du début du boulot. Il marqua donc une pause à Rue Princesse pour siffler une béba[9], un maquis aux couleurs rouge et blanc qui se trouvaient à deux pas de la gare routière. La première Régab[10] ne mit pas cinq minutes sur la table qu’il en redemanda une autre. C’est qu’elles étaient bien tapées[11]. En buvant, Ango griffonnait sur une feuille de papier. Il prenait des notes, dégageait les grandes lignes de la pige qu’il allait proposer à la rédaction du journal, un article qui portait sur ce que les femmes pensaient de la situation politique du pays.

Quand il se leva pour partir, Ango sentit à nouveau sa vue dérangée par les consommations qu’il venait d’avaler, qui s’ajoutaient à celles de la veille. Il n’y avait pas une foule importante à la gare routière, juste des gens qui étaient là, un peu timides dans leur attitude, et d’une timidité qui cadrait curieusement avec le temps maussade qu’il faisait. En traversant la route à deux voies de la gare routière, Ango se fit interpeler par un flic en uniforme. Dans un premier, Ango ne fit pas cas de l’interpellation. Mais le flic insista.

-  Eh ! Toi là-bas ! Tu es sourd ou tu fais exprès ?

Ango se retourna.

-          Qui ? Moi ?

-          Oui, toi ! Viens par ici !

Ango s’avança et alla se pointer devant la sale bouille du flic.

-  Pièces d’identité, demanda l’officier avec un ton lourd.

Ango n’avait pas ses pièces sur lui. A dire vrai, il ne les avait même pas. Il avait oublié sa carte nationale d’identité au CHL[12], dans les locaux du Centre National de Transfusion Sanguine. Il essaya donc d’expliquer la situation au flic qui le regardait droit dans les yeux et ne le laissa pas achever.

-  C’est bon, arrête ! Tu me prends pour un imbécile, on dirait.

-  Je…

Une nerveuse gifle obligea Ango à ne pas achever sa phrase. Elle résonna si fort qu’il est surprenant que personne n’ait rien entendu. La foule marchait, les taxis interpellaient les clients à coups de klaxons. Pas un seul visage ne s’était retourné pour voir. Après avoir reculé de deux pas sous la pression du coup, l’expression du visage d’Ango passa au sombre. Il s’était dessaoulé net, respira un sacré bol d’air et s’avança à nouveau vers le flic.

-  Tu en veux encore ? presta l’homme en uniforme en levant la main au-dessus de la tête.

Au moment donc où le flic leva la main pour la poser à nouveau sur la joue d’Ango, celui-ci plongea la sienne dans l’une des poches de son gilet. Aussitôt, la main du flic vira pour se porter sur sa hanche, droit sur l’étui de son pistolet. Il dégaina l’arme et tira aussitôt. Le corps d’Ango bascula sur le côté et la main droite se dégagea de la poche du gilet. Elle tenait un stylo à bille, noir comme il les aimait.



[1] Patron.

[2] Allumettes.

[3] Cigarettes.

[4] Eclaté, amusé.

[5] Très tôt, le matin.

[6] Joints.

[7] Fumé.

[8] La chance.

[9] Bière, généralement utilisé pour Régab, bière locale.

[10] Voir note 9.

[11] Glacées.

[12] Centre Hospitalier de Libreville.

Par Polar de Brousse - Histoires du Gabon - Publié dans : Nouvelles
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Jeudi 10 septembre 2009 4 10 /09 /Sep /2009 17:25



Hervé Ona Ndong est né le 17 juin 1978, à Libreville.
Très jeune, il publie son premier roman, Jardins Intimes (Prix du Premier Roman Gabonais, 2003). Il est lauréat de plusieurs concours (Prix BICIG (poésie) Amie des Arts et des Lettres en 2000, Prix de la Nouvelle de la Fête des Cultures (6ème édition) de Libreville.

Le but de ce blog est de partager avec les internautes les nouvelles polar de cet auteur, qui fait ces premiers pas dans le genre.


Polar Africain
ou Polar de Brousse, vous aurez en prime des photos de certains lieux où s'inscrivent ces petites histoires, ou bien des lieux qui sont chers à l'auteur. Un résumé et un extrait de ses oeuvres en chantier seront également disponibles dans ce blog. Bonne lecteur !

Par Polar de Brousse - Histoires du Gabon
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